Le récit traditionnel Africain comme miroir de notre société contemporaine

Un Lièvre peine à survivre durant cette terrible période de sécheresse qui craquelle la terre, et assèche les cours d’eau. Mais, dans ses vagabondages, il trouve refuge à l’ombre d’un Baobab. Le Baobab, lui offre de quoi se nourrir, se rafraîchir et se reposer.
Chaque jour, le lièvre s’en va chez le Baobab. Il profite de ses trésors et de sa bonté. Grâce à cette source merveilleuse et intarissable, les besoins élémentaires de la famille lièvre sont comblés.
Une hyène affamée, soupçonne l’heureux augure du Lièvre. Et, avec ruse et violence, lui fait avouer son secret.

Cette fable environnementale et sociale nous amène à cheminer sur la tempérance de nos attitudes vers une juste appréciation de nos besoins.

L’espace structure ainsi les plans de jeu associés à différentes échelles, elles-mêmes associées à différentes techniques de marionnettes et de masque. Un accent tout particulier sera donné aux possibilité d’apparition, disparition et transformations, et le dévoilement d’espaces intérieurs (intérieur des terriers, cœur et racines de l’arbre).
À l’intérieur de l‘arbre, tout est immense, ses racines s’étirent très loin et sont très profondes. Pour représenter ce lieu, invisible en surface, cet endroit mystérieux où vont se loger les trésors cachés, la terre s’ouvrira pour découvrir une scène d’ombres et de transparence, permettant d’engager une rupture narrative entre le monde visible et le monde invisible.